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TSI (TECHNI SERVICE INDUSTRIE)

L’activité de TSI se partage entre deux métiers : la maintenance et le parachèvement. La réussite de cette entreprise familiale créée en 1988 réside peut-être là : avoir choisi deux débouchés dans le monde de la métallerie et de la mécanique et avoir atteint un niveau de compétences reconnu par les industriels.
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Dans le domaine de la maintenance, TSI fait de la mise en service, mise au point d’installations industrielles, du transfert de ligne de production. La société s’appuie sur les compétences de ses 45 techniciens qui maîtrisent la mécanique, la serrurerie, la tuyauterie et l’électromécanique. Le parachèvement, qui représente 50% de l’activité de TSI, s’applique à des pièces qui sortent de fabrication en fonderie ou qui ont été réparées par rechargement. Il s’agit de découper les cheminées de coulée, supprimer le laitier de soudure, enlever la calamine puis de réaliser une mise en forme à l’aide de gabarits. On parle d’usinage manuel. Suite au parachèvement, s’effectuent les opérations de contrôles non destructifs, de traitements de surface ou de traitements thermiques.
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Volute de pompe primaire (autorisation AREVA).
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Cette activité, aujourd’hui originale dans sa spécificité, prend ses racines loin dans l’histoire du bassin Montceau-Le Creusot. Autrefois répandue, elle n’a laissé place qu’aux quelques acteurs les plus motivés et performants, reconnus dans la France entière, comme c’est le cas de TSI. Ses 45 professionnels se répartissent en plusieurs métiers hyper spécialisés : chalumiste, arc-airiste, soudeur, meuleur ébarbeur, meuleur tailleur. Ils font appel à des savoir-faire techniques très pointus pour lesquels il n’existe pas de formation initiale. L’apprentissage se fait sur le terrain pendant 2 ans. 25 collaborateurs sont dans une phase d’acquisition d’expérience pour atteindre une expertise pleine et entière.
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Roue Francis ALSTOM en partance pour le barrage des 3 gorges.
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Paradoxe de ces métiers difficiles : ils n’ont à faire qu’à des pièces à très forte valeur ajoutée. Typiquement ce sont des pièces de grande dimension, souvent pour l’énergie et en particulier l’énergie nucléaire comme les volutes de pompe primaire d’AREVA, roue Pelton pour centrales hydrauliques, roue Francis, Pale Kaplan pour EDF, crémaillères pour la pétrochimie. TSI a participé en 2001 à la construction du plus grand barrage du monde, celui des 3 gorges en Chine, en sous-traitance d’Alstom. Ce dernier s’est vu confier la réalisation de 3 roues Francis, d’un diamètre record de 10,6 m pour une masse de 450 t. TSI a effectué le parachèvement et les réparations de ces ensembles.
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L’entreprise, qui possède la culture du regroupement sur des thématiques de marché, fait partie des tout premiers adhérents du PNB. Elle a également répondu présent lors de la création en mars 2011, de MECATEAMCluster le cluster « Engins mobiles ». TSI a reçu, au mois de décembre dernier, l’agrément « PME attractive » décerné par l’UIMM. La société effectue des travaux dans toute la France et à l’étranger pour ses clients français, et majoritairement dans le domaine de la maintenance. TSI ne se sent pas structuré pour l’exportation directe bien qu’elle n’ait pas recensé de concurrent direct en Europe. TSI s’intéresse aux nouvelles technologies qui pourraient compléter sa gamme actuelle, lui permettant d’améliorer ses performances.
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